La Zontes 368E ETC revient avec une mise à jour qui, franchement, ne saute pas aux yeux au premier coup d’œil… mais qui change la vie une fois qu’on se penche sur la fiche. On retrouve un monocylindre de 367,6 cm³ donné pour 38,8 ch et 40,0 Nm, et un maxi-scooter qui annonce 179 kg sur la balance. Le genre de GT qui vise clairement la Honda Forza 350 en lui collant la pression sur le terrain du rapport prestation, avec un tarif annoncé 1.500 € plus bas.
Sur le créneau des GT de moyenne cylindrée, il faut dire que la bataille reste serrée entre les valeurs sûres comme la Honda Forza 350, le Yamaha XMAX 300 ou le Kymco Downtown 350. En selle, on sent pourtant que certains clients veulent surtout du confort, de l’équipement et une vraie autonomie, pas forcément un badge prestigieux sur la face avant. Et là, Zontes revient avec une version « ETC » qui met des options partout… en série.
La question, avouons-le, n’est pas de savoir si cette Zontes 368E ETC a “assez” de puissance pour doubler sur voie rapide: avec presque 39 ch, elle sait faire. Le vrai sujet, c’est de voir si cette avalanche d’équipements et cette mise à jour technique suffisent à la rendre crédible face aux références japonaises, celles qu’on croise à tous les feux rouges.
Une mise à jour discrète, mais pas anodine
À première vue, on retrouve une silhouette de GT assez classique: bulle haute, tablier protecteur, selle large, et un gabarit qui vise le confort avant la sportivité. Franchement, Zontes n’a pas cherché le coup de crayon qui divise, et tant mieux: une GT, on la choisit souvent pour avaler des kilomètres sans se poser de questions. Là où la Honda Forza 350 joue la carte du raffinement et d’une finition très “propre”, la Zontes 368E ETC mise sur la dotation et la fiche technique pour attirer.
Accélérateur électronique, enfin
Le gros morceau de cette évolution, il faut dire que c’est l’arrivée de l’accélérateur électronique. Sur un maxi-scooter moderne, ce n’est pas un gadget: ça permet d’intégrer des fonctions avancées et de mieux gérer la réponse à l’ouverture des gaz. En pratique, on attend surtout une gestion plus douce en ville, là où un monocylindre coupleux peut parfois donner des à-coups si la cartographie manque de finesse. Et puis, ça ouvre la porte à l’équipement qui va avec, à commencer par le régulateur de vitesse.
Côté châssis, Zontes annonce aussi une mise au point revue pour gagner en confort. Avouons-le, c’est exactement ce qu’on demande à une GT: filtrer les raccords, encaisser les pavés, calmer les réactions sèches sur les dos d’âne. Sur ce point, la Honda Forza 350 place la barre haut avec un comportement très homogène; si la Zontes 368E ETC progresse, elle peut vraiment devenir une alternative sérieuse pour ceux qui roulent tous les jours.
Autre détail qui compte au quotidien, on retrouve un ensemble annoncé plus léger, avec un poids qui démarre à 179 kg. Franchement, sur un maxi-scooter, chaque kilo en moins se sent à basse vitesse, quand on se faufile entre les files ou qu’on manœuvre sur un parking en dévers. Ce n’est pas là qu’on fait le malin avec une GT trop lourde et une selle trop large.
Reste que cette évolution se veut “invisible” sur l’esthétique, et ça peut frustrer ceux qui aiment sentir qu’ils ont “le nouveau modèle”. En selle, on pardonne vite si l’ergonomie, la protection et l’équipement font le boulot, mais le marché aime aussi les nouveautés qui se voient. Zontes joue ici la carte du fond plus que de la forme, et c’est un pari.
Un monocylindre musclé et des chiffres qui parlent
Quand on pousse un peu la fiche technique, on retrouve un monocylindre de 367,6 cm³ avec injection électronique, quatre soupapes et refroidissement liquide. La puissance annoncée grimpe à 38,8 ch à 7.500 tr/min, et le couple atteint 40,0 Nm à 6.000 tr/min. Franchement, sur une GT, ce couple-là compte plus que la puissance maxi: c’est lui qui donne des relances propres en sortie de rond-point et des reprises honnêtes sur voie rapide.
Autonomie revendiquée, vraie promesse
Il faut dire que Zontes insiste aussi sur l’autonomie, et sur ce point on retrouve un réservoir de 17 litres et une consommation annoncée à 3,5 L/100 km, avec plus de 400 km possibles en usage réel. En pratique, c’est exactement le genre de chiffre qui change la routine: moins d’arrêts, moins de stations, plus de liberté. Face à des GT parfois pénalisées par un réservoir trop juste, cette donnée mérite qu’on s’y attarde, surtout si l’on fait du périphérique et de la voie rapide tous les jours.
Une dotation qui met la barre très haut
Sur l’équipement, avouons-le, Zontes arrive avec une liste qui fait lever un sourcil, même quand on a l’habitude des maxi-scooters bien dotés. On retrouve de la sécurité moderne, de la praticité, et des éléments qu’on voit d’ordinaire passer en option sur des modèles plus “installés”. Et quand on vise la Honda Forza 350 avec un tarif inférieur de 1.500 €, il faut frapper fort, sinon le client reste sur la valeur sûre.
Les équipements qui comptent vraiment
L’équipement de série comprend :
- Éclairage Full LED
- Contrôle de traction TCS
- ABS à deux canaux
- Régulateur de vitesse (nouveauté marquante)
- Caméras HD
- Surveillance de pression des pneus
- Alarme
- Pare-brise réglable électriquement
En selle, le pare-brise à réglage électrique, c’est typiquement le truc qu’on utilise plus qu’on ne le pense: un clic quand la pluie arrive, un autre quand on sort de la ville, et on adapte la protection sans s’arrêter. Les poignées chauffantes et la selle chauffante, pareil: sur le papier ça fait luxe, au quotidien ça prolonge la saison et ça rend les trajets du matin bien moins pénibles.
On retrouve aussi une instrumentation numérique annoncée à 6,75 pouces avec connectivité et navigation via abonnement. Franchement, le principe de l’abonnement, ça peut en agacer plus d’un, surtout quand on a déjà un téléphone qui sait tout faire. Reste que l’écran grand format, lisible, bien placé, ça compte sur une GT, et Zontes a compris que le tableau de bord fait partie de l’expérience, pas juste de la déco.
Le pratique n’a pas été oublié: un coffre sous la selle annoncé assez large pour deux casques, et une double boîte à gants à l’avant. Il faut dire que c’est exactement ce qu’on attend d’un maxi-scooter GT: ranger, protéger, simplifier. Les leviers réglables, les commodos rétroéclairés, la béquille centrale et la béquille latérale complètent un ensemble très orienté “usage réel”.
Au guidon, la promesse d’une GT facile
Une GT, on le sait, se juge sur trois scènes: la ville, la voie rapide, et la départementale du dimanche. En ville, franchement, le poids annoncé à 179 kg et la gestion attendue de l’accélérateur électronique peuvent faire la différence, surtout pour ceux qui enchaînent les demi-tours et les remontées de file. Là où certains maxi-scooters donnent une impression de paquebot à basse vitesse, celui-ci cherche à rester maniable.
Confort et protection au centre
Sur voie rapide, on retrouve deux critères qui comptent plus que le reste: la protection et la stabilité. Le pare-brise électrique joue ici un rôle clé, et la présence d’un régulateur de vitesse parle à tous ceux qui font des kilomètres. Il faut dire que sur une GT, le régulateur ne sert pas à “rouler vite”, il sert à rouler détendu, à garder une vitesse constante et à éviter de finir avec le poignet en compote.
Sur route, quand on pousse un peu le rythme entre deux ronds-points, les 40,0 Nm à 6.000 tr/min devraient donner des relances franches, sans avoir à attendre que le moteur monte dans les tours. Et sur une transmission automatique, ce couple aide à garder une sensation de répondant, là où certains 300 paraissent un peu courts dès qu’on sort du plat. Face à un Yamaha XMAX 300, plus léger et très homogène, la Zontes joue la carte du moteur plus plein et de l’équipement XXL.
Le revers, c’est qu’une dotation très riche peut aussi amener des interrogations sur la finition dans le temps: capteurs, caméras, électronique, tout ça doit rester fiable sous la pluie, le froid et les lavages répétés. Avouons-le, c’est là que les marques installées rassurent. Zontes progresse année après année, mais une GT, on la garde souvent, et c’est sur la durée qu’elle se juge.
On retrouve enfin un argument qu’on oublie trop souvent: l’autonomie. Avec 17 litres et une conso annoncée à 3,5 L/100 km, l’idée de dépasser 400 km sans ravitailler parle aux gros rouleurs. Et quand on a déjà vécu la galère du voyant qui s’allume à 40 km de la prochaine station, on se dit que ce détail vaut presque autant qu’un écran connecté.
Tarif, positionnement et vraie cible
Le sujet du prix, franchement, reste délicat pour nous: à ce jour, aucun tarif catalogue n’est communiqué pour la Zontes 368E ETC sur notre marché, donc impossible de reprendre des chiffres “au doigt mouillé” sans raconter n’importe quoi. On sait en revanche que son positionnement vise une Honda Forza 350 avec un écart annoncé de 1.500 €, et qu’elle mise sur une dotation plus riche et une puissance légèrement supérieure avec ses 38,8 ch.
Ce que l’acheteur doit regarder
Avant de signer, il faut dire que l’acheteur français aura intérêt à comparer des choses très concrètes: coût d’entretien, réseau, disponibilité des pièces, valeur de revente. On retrouve souvent des écarts importants entre une marque très implantée et un constructeur qui monte, même si la fiche technique fait envie. Sur une GT, la tranquillité d’esprit pèse lourd, au moins autant que la liste d’équipements.
Reste que si Zontes arrive avec un tarif bien placé et une dotation aussi complète en série, cette Zontes 368E ETC peut devenir la tentation logique pour celui qui hésite entre une GT “classique” et un maxi-scooter plus haut perché façon crossover. En selle, on veut du confort, du rangement, du couple, et de quoi rouler loin sans se ruiner en options. Si la promesse se vérifie sur la route, le segment des GT risque d’avoir un nouvel invité qu’on verra souvent aux feux rouges cet été.



