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Yamaha s’offre un « Vespino » des chemins : mini baroudeuse à 1 180 € capable de 300 km avec 5 L

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En regardant la Yamaha PG-1, on retrouve ce genre de petite bécane qu’on croyait rangée au grenier, et franchement ça fait du bien. Le concept tient en trois chiffres qui parlent à tout le monde : 114 cm³, 107 kg et un réservoir de 5,1 litres. Ajoutez une conso annoncée à 1,69 l/100 km et on comprend vite pourquoi certains rêvent de la voir débarquer chez nous.

Sur le marché français, on retrouve bien des solutions “mobilité” en 125 et assimilées, mais rarement avec ce côté mini-scrambler utilitaire. Il faut dire que face à un Honda Super Cub C125 (plus chic, plus cher) ou un Honda Monkey 125 (plus jouet que mulet), cette Yamaha PG-1 arrive avec une promesse simple : rouler beaucoup, consommer peu, et ne pas trembler dès que l’asphalte se transforme en chemin blanc.

Reste qu’en Europe, on retrouve toujours la même barrière : l’homologation et la norme antipollution. Avouons-le, l’idée d’une petite moto à 1 180 € qui annonce 300 km d’autonomie avec 5 L fait briller les yeux, mais il va falloir regarder ce qu’elle a dans le ventre et sur la partie cycle pour savoir si le rêve tient debout.

Une mini moto qui sent le vécu

À première vue, on retrouve une silhouette rétro sans chichis : roues à rayons, pneus à crampons, selle plate, guidon haut. Franchement, ça respire la machine qu’on gare dehors sans faire une syncope, et c’est exactement l’esprit. Avec une hauteur de selle à 795 mm, la Yamaha PG-1 reste accessible, même pour les petits gabarits, et on sent qu’elle a été pensée pour qu’on monte dessus sans cérémonie.

Gabarit et cotes parlantes

Quand on regarde les dimensions, on retrouve une moto compacte mais pas minuscule : 1 980 mm de long, 805 mm de large, empattement de 1 280 mm. Il faut dire que ce genre de cotes, ça aide à se faufiler en ville, tout en gardant un minimum de stabilité dès que la route se dégrade. Et avec une garde au sol de 190 mm, elle ne vient pas lécher la première ornière venue, ce qui n’est pas si courant sur des petites cylindrées à vocation urbaine.

En selle, on retrouve surtout une philosophie “simple et costaud” : cadre type colonne vertébrale, jantes à rayons en 16 pouces, pneus 90/100-16 à l’avant comme à l’arrière. Avouons-le, voir du 16 pouces à crampons plutôt que des petites roues de mini-moto, ça donne tout de suite plus de crédibilité sur un chemin. Le revers, c’est qu’en usage purement routier, ces gommes risquent de vibrer et de chanter, surtout à vitesse stabilisée.

Un moteur modeste, mais une idée maligne

Quand on pousse le nez sur la fiche, on retrouve un monocylindre refroidi par air de 114 cm³, avec 9 ch à 7 000 tr/min et 9,5 Nm à 5 500 tr/min. Franchement, personne n’ira chercher la performance ici, et tant mieux : l’intérêt se situe dans la douceur et l’économie. Pour le permis, il faut dire que la Yamaha PG-1 reste accessible avec un permis A1 ou B, ce qui colle parfaitement à l’idée d’un petit utilitaire plaisir.

Boîte sans levier d’embrayage

Là où on retrouve une vraie originalité, c’est sur la transmission : boîte manuelle à 4 rapports avec embrayage centrifuge multidisque humide. En clair, pas de levier d’embrayage à gérer au guidon, mais on passe les vitesses au sélecteur. Au quotidien, avouons-le, pour les bouchons et les démarrages en côte, ça peut rendre la vie plus facile qu’une 125 “classique” à embrayage manuel, tout en gardant le petit plaisir de jouer du sélecteur.

Et puis il y a le chiffre qui fait lever un sourcil, quand on a l’habitude des 125 qui boivent comme des moineaux mais pas à ce point : 1,69 l/100 km annoncé, avec un réservoir de 5,1 litres. On retrouve donc cette promesse de 300 km d’autonomie, ce qui mettrait une claque à pas mal de scooters urbains, surtout si on roule cool. Évidemment, il faut dire que dans la vraie vie, entre le relief, le vent et la poignée droite, on ne fera pas toujours le chiffre catalogue, mais l’ordre de grandeur reste séduisant.

Partie cycle: le rustique assumé

Côté châssis, on retrouve une recette simple : fourche télescopique, bras oscillant, et des débattements qui annoncent la couleur. La fourche offre 130 mm de course, l’arrière 109 mm, et franchement, pour une mini-moto, ce n’est pas ridicule. Ajoutez les pneus à crampons et la garde au sol de 190 mm, et on comprend que la Yamaha PG-1 ne veut pas rester cantonnée au bitume.

Freinage sans filet électronique

Là où il faut dire que ça coince un peu pour l’Europe, c’est le freinage : disque hydraulique simple à l’avant, tambour mécanique à l’arrière, et surtout pas d’ABS annoncé. Avouons-le, sur le mouillé en ville, ou sur un freinage d’urgence, l’absence d’assistance moderne risque de faire tiquer pas mal de monde, surtout quand on compare à des 125 actuelles qui embarquent quasi systématiquement un ABS ou au minimum un freinage couplé. Sur chemin, un tambour arrière peut rester cohérent, mais sur route ouverte, l’argument passe moins bien.

Quand on regarde le poids en ordre de marche, on retrouve un vrai atout : 107 kg. En pratique, ça veut dire qu’on peut la relever d’un fossé sans appeler les copains, et qu’en manœuvre, même chargé, ça reste gérable. Franchement, pour un usage “multi-tâches” (trajet boulot, courses, petit chemin le dimanche), ce chiffre compte autant que la puissance, surtout pour ceux qui n’ont pas envie d’une moto lourde et intimidante.

Le prix qui fait rêver, la norme qui réveille

On retrouve forcément le sujet qui fâche dès qu’on parle de la Yamaha PG-1 : son tarif annoncé à 1 180 € dans sa zone de commercialisation actuelle, et l’envie immédiate de se dire “pourquoi pas chez nous ?”. Franchement, à ce niveau de prix, elle viendrait marcher sur les plates-bandes des petites 125 d’entrée de gamme et même de certains scooters, avec en prime une gueule attachante et une vraie capacité à sortir des centres-villes. Mais il faut dire que la réalité européenne rattrape vite le fantasme : le moteur est annoncé conforme à une norme Euro 3, ce qui bloque mécaniquement une arrivée telle quelle sur nos routes. Pour la rendre compatible, il faudrait une mise à niveau technique (et administrative) qui ferait grimper l’addition, sans parler d’un éventuel passage à 125 cm³ si Yamaha voulait coller à un format plus attendu ici. Et là, avouons-le, la magie du “prix plancher” risque de se dissiper. Reste que l’idée, elle, demeure excellente : une mini-baroudeuse légère, sobre, personnalisable, qui remet du bon sens dans la mobilité. Si Yamaha décide un jour de la franciser côté normes, on retrouve un vrai créneau à prendre, et pas seulement pour les nostalgiques.

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